2ème journée de l’ID DAY à Banfora : la salle de conférence de la mairie refuse du monde.

SÉCURITÉ

Cette journée du 19 septembre 2024 consacrée au panel dans le cadre de la 5eme édition de la journée Internationale de l’Identité (ID-DAY) a connu une forte participation des forces vives de la localité et bien d’autres personnalités venus d’horizon divers. Les discussions se sont menées autour du thème principal « Modernisation des systèmes d’identification au Burkina Faso : État des lieux, défis et perspectives ».

Deux sous thèmes ont été abordés à savoir « Problématique de la gestion du foncier national : Quelle contribution du secteur de l’identification ?

Interopérabilité des différents systèmes d’identification : Opportunités et risques ». Le gouverneur de la région Florent Bazié s’est réjoui de la mobilisation de la population pour suivre les différentes communications car selon lui, les statiques ne sont pas reluisantes en matière d’identification.

« Comme vous le savez nous sommes dans une région un peu excentrique donc les statiques ne sont pas reluisantes en matières d’identification, donc c’est une occasion de bien comprendre de quoi il s’agit. Je dois remercier les responsables de l’ONI pour avoir choisi cette région pour la tenue de la 5eme édition de la journée commémorative de l’identité » a indiqué le gouverneur de la région des Cascades.

« Nous avons plusieurs systèmes d’identification au Burkina Faso pour la plupart évolue en vase clos. Il fallait donc qu’une tribune soit trouvée pour que ces systèmes puissent se parler et voir ensemble comment moderniser le secteur de l’identification », a soutenu pour sa part Parfait Louré, Directeur Général de l’Office Nationale d’Identification du Burkina Faso (ONI).

La Directrice Générale de la transformation digitale Haoua Ouattara a tenu une communication sur l’état des lieux, défis et perspective de la modernisation des systèmes d’identisation au Burkina Faso. Il s’est agi pour elle de faire l’état des lieux des systèmes qui existent et les défis rencontrés par ces systèmes d’identification et aussi les perspectives envisagées à travers la transformation et la digitalisation de l’administration.

Selon elle des systèmes d’identification disparates peuvent créer la confusion et cela peut aussi créer la réticence auprès des citoyens. « Il est donc important que nous puissions fédérer les actions pour pouvoir créer un système unique ou inter-opérationnaliser ces différents systèmes pour permettre aux citoyens de faire face à un système unique », a-t-elle déclarée.

Le directeur de l’identifiant unique, le Commissaire principal de police Ousmane Diallo Nacanabo, a lui exposé sur l’interopérabilité des systèmes d’identification au Burkina Faso : opportunités et risque.

L’interopérabilité permet selon lui, d’avoir beaucoup d’opportunités en termes d’échange d’informations. « Avec l’interopérabilité ont mutualise les informations collectées de façons sectorielle et chaque acteur peut bénéficier de ce partage mutualisé. Il y a une opportunité en cours de réalisation parce que nous avons déjà des infrastructures partagées et nous allons seulement investir dans des infrastructures spécifiques. Ça facilite aussi la maintenance. Car ont investi en un seul lieu pour sécuriser l’ensemble des systèmes informations », a-t-il souligné.

Les participants très attentifs n’ont pas tari de question parmi lesquelles celles relatives au nouveau passeport. Un participant a en effet émis son inquiétude par rapport au nouveau passeport qui a pris ces distances du passeport de la CEDEAO.

Selon lui, le passeport de la CEDEAO avait fait ces preuves en matière de fiabilité contrairement à d’autres passeports qui souffre de falsification, compliquant la tâche au voyageur.

A cette question le Directeur Général de l’ONI s’est voulu rassurant.

« La fiabilité n’est pas liée à la mention CEDEAO sur le passeport. La fiabilité du passeport Burkinabè tient à deux aspects. Le premier est que le Burkinabè lui-même n’a pas cette tendance à la falsification. Je ne vais pas citer de nationalité ou de pays où ils sont plus prompts à la falsification. C’est déjà le premier critère de fiabilité et le deuxième critère de fiabilité est que notre passeport renferme des éléments de sécurité assez intéressante et c’est là que justement le passage au nouveau passeport est intéressant parce que le passage au nouveau passeport permet de renforcer les éléments de sécurité qui était déjà existant dans l’ancien passeport. Le nouveau passeport nous permet de nous assurer que nous avons une maitrise parfaite de notre base de donné. C’est déjà suffisant. Etre sûr que toutes nos données sont logées au Burkina Faso et qu’il n’y’a aucun accès à distance à partir d’un autre pays. Ce qui n’était pas évident avec l’ancien passeport » a expliqué Parfait Louré.

Ce vendredi 20 septembre est prévue la cérémonie officielle, placée sous le patronage du président de l’assemblée législative de transition ainsi que l’ouverture officielle de l’antenne régionale de l’ONI.

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